Hors série 3/2005
Ce hors série constitu le Compte rendu d'une journée d'étude consacrée
à l'histoire de la Préhistoire dans la région Rhône-Alpes qui s'est
tenue le 20 novembre 2004 au Muséum de Lyon.
|
PHILIPPE M. & SERMET C. (2005) : La préhistoire au Muséum
de Lyon : origine et devenir.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Depuis le milieu du XIXéme siècle, le Muséum
de Lyon n'a jamais cessé de jouer un rôle important dans le
domaine de la Préhistoire, que ce soit en raison de ses collections
ou, surtout, grâce aux expositions et autres activités consacrées
à cette discipline.
Un bref aperçu de l'importance des collections de Préhistoire
est donné. On peut estimer à environ 14 000 le nombre de pièces
isolées ou de lots d'artefacts préhistoriques. Ces objets
proviennent de nombreux pays étrangers et de la plupart des
grands sites français, dont beaucoup situés dans la région
lyonnaise. A cela, il convient d'ajouter plusieurs sépultures,
des crânes ou des ossements humains isolés ainsi que de nombreux
vestiges osseux d'animaux contemporains des hommes de la Préhistoire.
Sont ensuite rappelées succinctement les grandes expositions
de synthèse et les autres activités réalisées par les conservateurs-directeurs
successifs, en particulier depuis les années 1870 où le Muséum
occupait alors une aile du " Palais des Arts ", place des
Terreaux, avant d'être transféré dans l'ancienne patinoire
municipale du boulevard des Belges au début du XXe siècle.
Un dernier volet présente comment les collections de Préhistoire
seront abordées et valorisées dans le futur Musée des Confluences
destiné à relayer le Muséum de Lyon.
|
The Natural History Museum of Lyon, because
of its outstanding collections, exhibitions and other projects,
has since the middle of the 19th century played an important
role in the field of prehistory.
The total amount of prehistoric material stored in the building
consists of approximately 14,000 artefacts or groups of artefacts.
These objects come from many different sites in Europe, and
from most of the well-known prehistoric sites in France, many
of which are located in the region of Lyon. In addition there
are several burials, skulls and other human remains, as well
as many animal remains from the same periods.
This paper will then present the historical development of
the exhibition of prehistoric artefacts in the museum and
other important projects carried out by successive curators
since the 1870s, when the museum was still located in the
"Palais des Arts" (Place des Terraux in Lyon), before
moving to the present building in the Boulevard des Belges
at the beginning of the 20th century.
The last part of this paper presents how the prehistory collections
will be organised and displayed to advantage in the future
Musée des Confluences, which will take over from the
Museum of Lyon.
|
|
|
|
PRIEUR A. (2005) : La collection de Préhistoire du Centre
Commun des Collections de Géologie de L'Université Claude
Bernard Lyon 1 : Etat, contenu et valorisation.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Les collections de Préhistoire du
Centre Commun des Collections de Géologie (C3G) de
l'Université Claude Bernard Lyon 1, dont l'origine
remonte à la seconde moitié du 19ème
siècle, sont regroupées dans environ 140 tiroirs.
Un inventaire sommaire montre que la majeure partie du matériel
conservé provient de la moitié sud de la France,
avec une prédominance pour la région lyonnaise
et ses départements limitrophes.
Cette collection, mal connue est peu fréquentée
par les chercheurs et peu utilisée pour l'enseignement.
Aussi, la mise en place d'une gestion informatisée
est envisagée pour valoriser cette collection et en
faire un outil performant pour la recherche et la diffusion
des connaissances.
|
The prehistory collections of the Centre
Commun des Collections de Géologie (C3G) of the University
Claude Bernard Lyon 1, established in the second half of the
19th century, are stored in approximately 140 drawers. A quick
inventory shows that most of the material comes from the southern
half of France, particularly the Lyon area and the neighbouring
departments.
This collection is not well known and is little used in research
or for teaching. So, the setting up of a computerized database
is planned to enable exploitation of this collection and to
make it a valuable tool for research and diffusion of knowledge.
|
|
|
|
DAUGAS J.-P. (2005) : La circonscription des antiquités
de Lyon et l'émergence de l'archéologie préventive.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Il est présenté un bref historique
de la législation en matière d'organisation
de la recherche archéologique ainsi que l'évolution
du découpage territorial des circonscriptions archéologiques
en France depuis 1941. La délimitation de l'actuelle
région Rhône-Alpes n'intervient que tardivement.
La liste de ses directeurs des antiquités préhistoriques
et historiques successifs est établie avant qu'il ne
soit procédé à une brève analyse
de l'activité des directions rhônalpines des
antiquités en matire d'archéologie de sauvetage
entre 1947 et 1980. C'est à partir de cette dernière
date que sont expérimentées à Lyon les
procédures d'instruction des dossiers d'urbanisme et
d'intervention conventionnelle sur les chantiers de génie
civil qui favoriseront l'émergence d'une véritable
archéologie préventive sans perdre de vue l'objectif
de la publication scientifique des résultats. Ces pratiques
seront institutionnalisées par la nouvelle législation
de 2001-2003.
|
Presented here is a brief history of the
legislation concerning the organisation of archaeological
research as well as the development of the territorial division
of archaeological districts in France since 1941. The demarcation
of the present Rhône-Alpes region took place later.
The list of the region's directors of prehistoric and historic
antiquities is set forth, followed by a brief analysis of
the activity of the directorates of antiquities concerning
rescue archaeology in the Rhône-Alpes between 1947 and
1980. Beginning in the latter year, procedures concerning
the management of town planning projects and conventionally
agreed intervention on civil engineering building sites were
tested, which favoured the emergence of genuine rescue archaeology
without losing sight of scientific publication of the results.
These practices were institutionalised by new legislation
in 2001-2003.
|
|
|
|
EVIN J. (2005) : Après un siècle, enfin
des datations précises pour la préhistoire française
et la dernière avancée glaciaire.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Alors que n'était disponible aucune
donnée de chronologie absolue pour la préhistoire
française depuis l'origine de cette discipline, la
mise au point très rapide de la méthode du Carbone
14 permit l'obtention de premières dates entre 1954
et 1958. C'est avec l'ouverture des laboratoires de datation
français que 15 ans plus tard les principales phases
culturelles depuis le Paléolithique supérieur
français étaient bien situées dans le
temps.
Des recherches sur la fiabilité des échantillons
effectuées au Centre Datation de Lyon de 1970 à
1990 développèrent l'application de la méthode
à l'archéologie. Par contre la chronologie absolue
du cadre géologique de la préhistoire, en particulier
les dernières avancées glaciaires, n'a finalement
pu être datée que très récemment.
|
There was no method of establishing absolute
chronology for French prehistory until the rapid advent of
Carbon 14, which enabled the first dates to be determined
between 1954 and 1958. The opening of the first French laboratories
15 years later enabled the main cultural phases since the
Upper Palaeolithic to be situated in time.
Research on the reliability of samples carried out at the
Centre de Datation of Lyon between 1970 and 1990 was to develop
the application of the Carbon 14 method to archaeology. However,
absolute dating of the geological framework of prehistory,
in particular the last glacial periods, could not be dated
until very recently.
|
|
|
|
SOULIER P. (2005) : André Leroi-Gourhan enseignant
à Lyon (1944-1956) : de l'ethnologie coloniale à
l'ethnologie préhistorique.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Entre 1944 et 1956, André Leroi-Gourhan
enseigne l'ethnologie et la préhistoire à la
Faculté des Lettres de Lyon. C'est sa première
charge d'enseignant, avant la Sorbonne puis le Collège
de France. De formation anthropologique, philologique (langues
extrêmes orientales) et ethnologique, il va s'orienter
progressivement vers les activités de terrain et l'archéologie
préhistorique. Son enseignement, partagé entre
Paris (Institut d'Ethnologie au Musée de l'Homme) et
Lyon va l'amener à structurer ses activités
pour pouvoir assurer à la fois l'encadrement et la
formation de ses étudiants, et explorer les nouvelles
voies qui s'ouvrent à lui. Il développe une
" Ecole de fouilles " et dirige des laboratoires
et centres d'étude. Ces douze années, particulièrement
fécondes et stimulantes, seront aussi celles d'orientations
définitives.
|
Between 1944 and 1956, André Leroi-Gourhan
taught ethnology and prehistory at the Faculty of Letters
at Lyon. This was his first teaching responsibility, before
the Sorbonne and the Collège de France. Educated in
anthropology, philology (Far East Asian languages) and ethnology,
he was to progressively orient his interests towards field
work and prehistory. His teaching work, divided between Paris
(Institut d'Ethnologie at the Musée de l'Homme) and
Lyon led him to organise his activities in order to both insure
the supervision and training of his students and explore the
new avenues which opened to him. He developed a "School
of excavation" and directed laboratories and research
centres. These twelve years were particularly fertile and
stimulating as well as definitive for the orientation of Leroi-Gourhan's
research.
|
|
|
|
AURENCHE O. (2005) : Les préhistoriens "Lyonnais"
et le Proche-Orient.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
On explique pourquoi et comment Lyon, et
plus spécialement la Maison de l'Orient, sont devenues
dans les cinquante dernières années un des pôles
principaux de la recherche préhistorique française
dans le Proche-Orient
|
An explanation is presented how as to why
Lyon, and particularly the "Maison de l'Orient",
became over the past fifty years one of the most important
centres for French prehistoric research in the Near East.
|
|
|
|
GUÉRIN C. & EVIN J. (2005) : De Claude Jourdan
à Pierre Mandier : 150 ans d'étude du Quaternaire
rhodanien.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Depuis 150 ans de nombreux chercheurs étudiant
le Quaternaire ont travaillé dans quatre établissements
de la ville de Lyon: la Faculté des Sciences, la Faculté
des Lettres, le Muséum d'Histoire naturelle et un Service
régional de l'archéologie. La plupart sont venus
à l'étude du Quaternaire par l'entremise de
la cartographie géologique et de la stratigraphie,
certains aussi par l'étude des fossiles tertiaires.
Beaucoup d'entre eux ont été très connus
à leur époque et nombre de leurs travaux sont
encore utilisés. Une courte biographie de 18 de ces
chercheurs (géologues, paléontologues et géographe)
permet de mettre en valeur les principaux travaux de chacun
avec quelques-unes de leurs principales références
bibliographiques.
|
Over the last 150 years, many researchers
studying the Quaternary worked in 4 institutions in Lyon (Faculty
of Science, Faculty of Letters, Museum of Natural History
and the regional archaeological service). Most came to Quaternary
studies through geological mapping and stratigraphy, some
through the study of Tertiary fossils. Many of them were well-known
when they were alive and many of their works are still used.
Short biographies of 18 of these researchers (geologists,
palaeontologists and a geographer) present their main research
ibterest and their most important publications.
|
|
|
|
COMBIER J. (2005) : Quelle présence humaine dans l'espace
rhodanien avant le stage 5 (135ka)?.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Après 140 ans de recherches, aucun
témoin incontestable de Paléolithique archaïque
(type Vallonnet ou Soleilhac) n'a été mis en
évidence dans les gisements régionaux paléontologiques
à Mammuthus meridionalis et Equus stenonis (comme celui
de Chagny). Au nord, des traces erratiques d'Acheuléen
supérieur à éclats Levallois, proche
de celui du Bassin parisien, existent en contexte loessique
ou alluvial dans le val de Saône, en Dombes, dans le
Mont d'Or lyonnais et dans le Bas-Dauphiné (Bièvre-Valloire).
La présence de l'Acheuléen moyen est seulement
probable, sans preuve stratigraphique ou paléontologique.
Du Paléolithique ancien dépourvu de bifaces,
de type clactonien sensu lato, a été signalé
en grotte (Azé), et se rattache peut-être à
certains faciès centre-européens. Dans la moyenne
vallée du Rhône est connu un Acheuléen
de type " méridional " à bifaces rares
et choppers, de la lignée Terra Amata-Lazaret. Un site
important, encore unique, a été repéré,
identifié et fouillé pendant une dizaine d'années
à Orgnac-l'Aven (Ardèche). Les 55 000 artefacts
recueillis sont associés à une flore et à
une riche faune du Pleistocène moyen (Dama clactoniana,
Capreolus sussenbornis, Hemitragus bonali, Equus mosbachensis,
Dicerorhinus hemitchus, Macacus sp.). Sa base est datée
par U-Th et ESR du stade isotopique 9, interglaciaire (350
Ka) ; sa partie supérieure de 280 Ka, la faune indiquant
le début du stade 8. Cet ensemble renferme 10 niveaux
d'occupation ; il repose sur un fort remplissage de cailloutis
cryoclastiques (avec Rangifer tarandus, Microtus gregalis,
Dicrostonyx torquatus), corrélé au stade 10,
sans trace de présence humaine. Localisé dans
une doline effondrée le site a fourni foyer aménagé,
structures d'habitat et lieux de taille du silex oligocène
collecté au voisinage. Les restes humains indiquent
des groupes familiaux stables comprenant des enfants, physiquement
proches de ceux de Tautavel d'après leur denture. Repère
technologique important pour cet Acheuléen, est le
débitage Levallois qui apparaît au milieu de
la séquence, vers 325 Ka.
|
After 140 years of research, no unquestionable
evidence of archaic Palaeolithic (Vallonet or Soleilhac type)
has been found in the palaeontological deposits of the region
containing Mammuthus meridionalis and Equus stenonis (such
as that of Chagny). In the north, erratic traces of early
Acheulian with Levallois flakes, similar to that of the Parisian
basin, exist in loessial or alluvial contexts in the Val de
Saône, Dombes, Mont d'Or in the Lyonnais and in the
Bas-Dauphiné (Bièvre-Valloire). The presence
of middle Acheulian is only probable, without any stratigraphic
or palaeontological proof. Some early Palaeolithic with no
hand axes, of the sensu lato Clactonian type has been observed
in caves (Azé) and can perhaps be related to certain
central European facies. In the middle Rhône valley,
a "southern" type of Acheulian with rare handaxes
and choppers is known, and belongs to the Terra Amata-Lazaret
line. An important and still unique site was discovered, identified
and excavated for about ten years at Orgnac l'Aven (Ardèche).
The 55,000 artifacts found were associated with a flora and
a rich fauna of the middle Pleistocene (Dama clactonia, Capreolus
sussenbornis, Hermitragus bonali, Equus mosbachensis, Dicerorhinus
hemitoechus, Macacus sp.). Its base is dated by U-Th and ESR
to isotope stage 9, interglacial (350 KA), its upper part
to 280 KA, the fauna indicating the beginning of stage 8.
The whole includes 10 levels of occupation. It lies on an
important fill of cryoclastic gravel (with Rangifer tarandus,
Microtus gregalis, Dicrostonyx torquatus), correlated to stage
10, without any trace of human presence. Located in a collapsed
doline, the site produced an assembled hearth, habitation
structures and places for cutting the Oligocene flint collected
from the adjacent surroundings. The human remains indicate
stable family groups, including children, physically close
to those of Tautavel according to their teeth. An important
technological reference for this Acheulian is the Levallois
stone-flaking technique, which appears in the middle of the
sequence, at about 325 KA.
|
|
|
|
FAURE M. (2005) : Un siècle de recherches préhistoriques
au Saut-du-Perron (Loire).
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Quatre gisements paléolithiques principaux
ont été découverts depuis 1883 au Saut-du-Perron
et fouillés à partir de 1911. Tous ces sites
de plein-air sont noyés depuis 1982-83 sous les eaux
du barrage de Villerest.
Le site magdalénien de la Goutte-Roffat, fouillé
essentiellement par J. Déchelette & S. Bouttet,
M. Larue, les niveaux gravettiens du gisement Brun (fouilles
M. Déchelette & H. Monot, M. Larue, G. Dupré,
J. Combier), le Rocher-de-la-Caille (Magdalénien supérieur,
fouilles H. & L. Deloge) ont livré de riches industries
lithiques associées entre autres à de nombreux
fragments de schistes gravés. La fouille de sauvetage
de la Vigne-Brun a révélé un ensemble
de structures d'habitats gravettiens remarquable. Le Champ-Grand
fouillé par A. Popier a pour sa part livré une
industrie moustérienne type Quina.
Depuis la mise en eau du barrage ces sites continuent à
faire l'objet de travaux universitaires.
|
Four main Palaeolithic sites were discovered
after 1883 at Saut-le-Perron and excavated beginning in 1911.
All these open-air settlements were submerged in 1982-83 by
the lake formed by the Villerest dam.
The Magdalenian site of Goutte-Roffat (mainly excavated by
J. Déchelette & S. Bouttet, and M. Larue), the
Gravettian levels of the Brun site (successive excavations
led by M. Déchelette & H. Monot, M. Larue, G. Dupré
and J. Combier) and Rocher-de-la-Caille (Latte Magdalenian,
excavations led by H. & L. Deloge) all produced rich lithic
material associated especially with numerous fragments of
engraved schist plaquettes. The salvage excavation of Vigne-Brun
revealed an important group of Gravettian dwelling Foundations.
Excavated by A. Popier, Grand-Champ produced a Quina Mousterian
industry.
Since the submersion of these sites, university drgree have
continued on the material recovered from them.
|
|
|
|
COYE N. (2005) : Solutré et la première archéologie préhistorique.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Découvert en 1866, le site de Solutré,
près de Mâcon (Saône-et-Loire), a fait
l'objet de fouilles pendant plus de 130 ans. Après
un rapide survol des différentes phases d'exploration
du site, nous examinerons plus particulièrement les
recherches réalisées avant 1907 par Henry de
Ferry, Adrien Arcelin et l'abbé Antoine Ducrost dans
le cadre de la première archéologie préhistorique.
Les personnalités des trois chercheurs seront mises
en perspective avec leurs pratiques scientifiques (au sens
large) et un aspect des très nombreux débats
qu'alimenta Solutré : celui de la classification des
industries du Paléolithique supérieur.
|
The site of Solutré, near Mâcon
(Saône et Loire), was discovered in 1866 and has been
excavated over a period of more than 130 years. After a quick
survey of the different phases of exploration at the site,
we will focus on the research carried out before 1907 by Henry
de Ferry, Adrien Arcelin and the abbé Antoine Ducrost.
The personalities of these three researchers will be put into
perspective along with their scientific practices (lato sensu),
in relation to an aspect of the many debates concerning Solutré:
the classification of Upper Palaeolithic industries.
|
|
|
|
GÉLY B. (2005) : De Chabot à Chauvet ; 130 années de découvertes
d'Art paléolithique dans les gorges de l'Ardèche.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Depuis 1876, date de la première mention
de gravures préhistoriques dans la grotte Chabot par
Léopold Chiron, une vingtaine de grottes ornées
a été découverte dans les gorges de l'Ardèche,
la grotte Chauvet venant couronner le tout en 1994. La présentation
qui n'est pas exhaustive, recense les principales cavités
ou les plus " datables " en les re-situant si possible
dans le contexte de l'époque et en donnant un état
succinct des connaissances et des recherches en cours.
|
Since 1876, when prehistoric engravings were
first recorded by Léopold Chiron, some twenty caves
containing paintings or engravings have been found in the
gorges of the Ardèche river. These discoveries were
crowned by that of the Chauvet cave in 1994. This contribution
is not exhaustive but presents the principal caves and the
most easily datable ones, if possible within their historical
context and with a brief discussion of current knowledge and
research.
|
|
|
|
FAURE M. (2005) : Les Hoteaux et la Colombière, deux sites
pionniers du Paléolithique supérieure de l'Ain.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Deux gisements du Paléolithique supérieur
de l'Ain ont marqué le début des études
préhistoriques dans la région lyonnaise.
La grotte des Hoteaux à Rossillon, fouillée
par l'Abbé Tournier à partir de 1894, a livré
une des premières sépultures paléolithiques
connues et une industrie lithique et osseuse magdalénienne,
comprenant notamment des éléments de parure
et un bâton percé gravé.
L'abri-sous-roche de La Colombière à Neuville-sur-Ain,
signalé par A. Arcelin dès 1867, a été
fouillé par L. Mayet & J. Pissot en 1913. Une industrie
madgalénienne y a été recueillie, ainsi
que des gravures sur galets et sur os de mammouth, une de
celles-ci étant la première représentation
anthropomorphe jamais découverte. De nouvelles fouilles
organisées par H. Movius à partir de 1948 ont
permis la reconnaissance d'une stratigraphie fiable et la
découverte d'un dixième galet gravé.
Ces deux sites ont suscité des controverses qui ont
marqué leur époque, aussi bien à propos
de la reconnaissance des sépultures paléolithiques
qu'au sujet de l'interprétation de l'art mobilier ("carnets
de croquis" ou galets propitiatoires pour la chasse).
|
Two Upper Palaeolithic sites in the Ain department
marked the beginning of prehistory studies in the Lyon region.
The cave of Les Hoteaux at Rosillon, excavated by the Abbé
Tournier starting in 1894, produced one of the first known
Palaeolithic burials, with a Magdalenian lithic and bone industry,
including notably ornaments and an engraved perforated baton.
The rock shelter of La Colombière at Neuville-sur-Ain
was first reported by A. Arcelin in 1867 and excavated by
L. Mayet and J. Pissot in 1913. This site produced a Magdalenian
industry as well as engravings on pebbles and mammoth bones,
one of which was the first anthropomorphic representation
ever found. New excavations organised by H. Movius from 1948
onwards produced reliable stratigraphy as well as a tenth
engraved pebble.
These two sites gave rise to important controversies at that
time, concerning the understanding of Palaeolithic burials
as well as the interpretation of art in relation to objects
("sketch books" or propitiatory pebbles for hunting).
|
|
|
|
BEECHING A. (2005) : Le Néolithique de
l'Ardèche : repères historiographiques.
|
|
Résumé
|
Abstract
|
|
Les recherches préhistoires en Ardèche
sont précoces et offrent une belle galerie de figures
de pionniers actifs jusqu'à la première guerre
mondiale. Le Néolithique est alors médiocrement
étudié, comme partout en France en général.
Après la léthargie de l'entre-deux-guerres,
la reprise est rapide dès les années cinquante.
S'ouvre alors une période de trente ans qui marque
le sommet de l'archéologie bénévole avec
une intense activité de fouilles. Trois grands types
de sites sont fouillés : les dolmens surtout, les grottes
et les stations de plein-air. Des travaux exemplaires se dégagent
de trop nombreuses interventions de qualité incertaine
ou mal publiées. La chronologie du Néolithique
s'est malgré tout progressivement affinée et
le fonds documentaire des musées est souvent remarquable.
|
Research into the prehistory of the Ardèche
began early, carried out by an attractive gallery of pioneer
figures up to the First World War. At that time and generally
in France, Neolithic studies were mediocre. After an inactive
period between the wars, a rapid revival occurred in the fifties.
Then began a thirty-year period which marked the height of
amateur archaeology and intense excavation activity. Three
main types of site were excavated: mainly the dolmens, then
the caves and the open-air stations. A few exemplary studies
stand apart from the many which are of doubtful quality or
badly published. However, the chronology of the Neolithic
became progressively refined and the documentation existing
in the museums is often excellent.
|
|
|
|