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L'étude des palettes à fard
prédynastiques du Muséum permet plusieurs types
d'analyses : sur la technique de fabrication, sur les traces
d'utilisation consécutives au broyage des pigments,
et sur la présence ou non d'un dépôt de
matière. L'étude technique montre que la réalisation
des palettes ne répondait pas à des règles
strictes ; l'épaisseur, les dimensions, le traitement
des surfaces, des bords et de la décoration sont variés.
Les traces d'usinage final n'ont pas été masquées
et leur état de conservation dépend du degré
d'utilisation de l'objet. Les palettes sont fonctionnelles
sur les deux faces et les traces de broyage sont caractérisées
par des petites cupules (piquetage) et des stries d'écrasement
du minéral. Des vestiges de pigments sont souvent rencontrés
: pigment vert à base de minerai de cuivre, pigment
rouge (ocre, hématite ou limonite), ou pâte blanche
à brune malaxée au doigt (traces d'empreintes
digitales) sur la surface de la palette. En dehors des traces
de pigment ou de broyage, des vestiges d'usure par suspension
sont observables dans les trous parfois prévus à
cet effet et indiquent que l'objet était conçu
non seulement pour la peinture corporelle mais également
comme un objet de parure destiné à être
porté sur l'individu qui en était le dépositaire.
Nous savons maintenant grâce aux actuelles fouilles
du site d'Adaïma que ces objets, longtemps considérés
comme uniquement funéraires, sont avant tout caractéristiques
du monde des vivants. L'étude de leur contexte archéologique
dévoile qu'ils sont identitaires et se rapportent à
la peinture corporelle et à toute une symbolique complexe
qui diffère en fonction de la couleur utilisée.
La palette à fard évoluera jusqu'à devenir
le support d'une iconographie en rapport étroit avec
la propagande royale. Les palettes ornées, bien plus
qu'un support, signent avant tout la mort d'un groupe d'individus
investis d'un certain pouvoir récupéré
par la monarchie naissante. L'intérêt de ces
objets porte ainsi bien au-delà du simple maquillage,
d'autant plus qu'un certain nombre seulement d'individus en
possédaient. L'utilisation de pigment fait référence
à toute une gamme d'interprétation : prophylaxie,
médecine, protection fonctionnelle ou magique ; la
palette s'avère être bien plus qu'un simple outil
et l'acte même de broyer a été valorisé.
Elle se définit comme une marque individuelle et sociale.
Les objets qui lui sont directement associés dans les
sépultures et les décorations qu'elles présentent
indiquent que leur fonction est en relation avec la pratique
de la magie.
La palette et le fard expriment des notions directement liées
au système social, magico-religieux et politique de
la communauté. Bien plus qu'un outil, la palette est
un objet de culture en lui-même, écartant une
unique interprétation fonctionnelle. Esthétique,
médecine, prophylaxie, magie et pouvoir sont autant
de relectures possibles des significations anciennes.
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The study of the slate cosmetic palettes
of the Museum allows more than one piece of analysis : about
technique of manufacture, about traces of utilization resulting
from grinding pigments, and about the presence or not of a
deposit of substance. The technical analysis reveals that
the realization of palettes did not respond to precise rules
: the thickness, the size and the treatment of the surface,
of the edges and of the decoration are diversified. The traces
of final manufacturing were not hidden and their state of
preservation is subordinate to the utilization degree of the
objects. The palettes are functional on the two faces and
the grinding traces are characterized by small cupules (staking
out) and scratches of mineral crushing. Remains of pigments
are frequently observed : green pigment from copper ore, red
pigment (hæmatite, ochre or limonite), or white or brown
paste mixed with fingers on the surface of the palettes (traces
of thumb-prints). Beyond the pigment or grinding traces, remains
of wear by suspension are sometimes observed in the holes
allowed for that purpose and reveal that the palette was conceived
not only for tegumentary paint but also like an adornment
intended to be weared on the individual.
Actually, we know thanks to the current excavatings and discoveries
at el Adaïma that palettes, considered since a long time
only as funerary objects, are characteristic of the lifetime
world. The study of their archaeological context reveals that
they are protective and identification objects. They relate
to tegumentary paint and to a many-side symbolic which differs
in function of the colour used.
Slate palette evolved so far to become the support for an
iconography closely linked to the royal propaganda. Those
adorned palettes, being far more than a mere support, show
the end of life of a group of individuals whose granted power
has been taken over by the arising monarchy. Therefore, the
importance of those objects goes much beyond their use in
making-up, all the more since only a limited number of people
would own them. The use of pigments refers to a whole range
of significance : disease prevention, medicine, functional
or magical protection ; the palette happens to be far more
than a simple tool and the very use of grinding has been highlighted.
It is defined as both an individual and a social indicator.
These objects wich are closely related to it in the burial
places and the adornments that are shown suggest that there
is a connection between their function and the pratice of
magic.
Through the palette and the paint, the notions that are expressed
have a direct link to the social, magical/religious and political
system of the community. Far more than a tool, the palette
is a cultural object, dismissing the idea of an exclusively
functional signifiance. Through aesthetics, medicine, prophylaxis,
magic and power, there are different potential ways of interpreting
ancient forms of significance.
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Deux séjours de trois mois chacun
au Centre Universitaire de Sidi bel Abbes (Algérie)
ont permis de récolter des Coléoptères
Carabiques dans une partie de l'ouest algérien. 98
espèces ou sous-espèces ont été
répertoriées, dont une sous-espèce nouvelle
pour la science, une espèce de la péninsule
ibérique citée pour la première fois
du Maghreb, et deux espèces rarement citées
d'Algérie retrouvées. Les biotopes des principales
localités prospectées sont décrits ;
une liste d'espèces est fournie. Enfin des observations
sont faites sur la répartition en Oranie des Orthomus,
et des diverses formes de Cymindis setifeensis Lucas.
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During two stays of three months in West
Algeria, a lot of 98 species or sub-species of ground-beetles
has been recorded. Two are confirmed in Algeria, another is
a new sub-species and an iberian species has been recorded
for the first time in North-Afrika. Brief descriptions of
localities are given, and some remarks are done on Genus Orthomus
and Cymindis.
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