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Le musée des Confluences (ancien Muséum de Lyon)
conserve plus d’une soixantaine d’objets provenant du
Tibet et de l’Himalaya1. Cette collection, largement
méconnue, peut être abordée de deux manières. La
première consiste à décrire chaque objet séparément,
ou par association typologique, sous forme d’une
notice succincte précisant ses caractéristiques, son utilisation,
son iconographie. Envisagée sous cet angle,
la collection comprend plusieurs pièces intéressantes,
dont la présentation muséographique est pleinement
envisageable. L’ensemble se présente cependant
comme une accumulation fortuite, faiblement documentée
et quelque peu disparate. La deuxième approche,
au contraire, considère cet ensemble comme porteur
de sens et tente de l’interpréter en adoptant une
perspective plus large. De ce point de vue, la collection
apparaît non comme le fruit du hasard mais
comme le résultat d’un contexte historique particulier,
qui a clairement pesé sur les choix d’acquisition.
La « réalité » de la collection pourrait donc se situer
dans un regard croisé, qui permet de réconcilier spécificité
de l’objet et cohérence de l’ensemble. |
The Confluence museum (formerly Natural History
Museum of Lyon) possesses more than sixty Tibetan
and Himalayan objects. Assessing this little-known
collection requires a twofold approach. The first
method consists in cataloguing each object separately,
or within a typological grouping, by describing its
main features, use and iconography. Viewed under this
light, several interesting pieces can be singled out ; yet
the collection as a whole seems ill-documented and
somewhat random. The second method, however, considers
the collection as a coherent entity, whose meaning
should be sought within a broader context. From
this perspective, the collection no longer appears as a
fortuitous accumulation but as the result of specific
historical circumstances, which clearly influenced the
acquisition choices. The « reality » of the collection,
therefore, may be glimpsed from a middle ground,
where object and whole are equally significant. |
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L’étude des tortues et crocodiles conservés dans les
collections du Muséum de Lyon (= Musée des
Confluences) permet de fournir l’inventaire actualisé
des spécimens de ces deux groupes. |
Study of the turtles, tortoises and crocodiles stored in
the collections of the Museum of Lyon (= Confluence
Museum) allows now the publication of a list of all
specimens of these groups. |
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anciennes mines de fer du secteur de Saint-Quentin-
Fallavier - La Verpillière (Eperon lyonnais, département
de l’Isère, France) permettent la description et la
figuration d’espèces aaléniennes provenant d’un
niveau condensé daté par ammonites des zones à
Bradfordensis et à Concavum (partie basale). Parmi
ces espèces figure Ferrythyris millenaria
(DUMORTIER) dont l’âge initialement admis (zone à
Bifrons sensu Dumortier, c’est-à-dire Toarcien moyen
et Toarcien supérieur basal, zone à Thouarsense) doit
être rajeuni. Ainsi F. millenaria succède à F. elianae
qui marque les zones à Opalinum (sous-zone à
Comptum) et la base de la zone à Murchisonae (souszone
à Haugi). L’étude ici présentée conduit à réactualiser
la biostratigraphie du Toarcien et de
l’Aalénien du secteur de La Verpillière par les brachiopodes.
Cinq ensembles fauniques (dont une zone
d’absence) sont ainsi mis en évidence. Sur le plan
paléobiogéographique, la juxtaposition d’espèces
nord-ouest européennes, d’espèces nord- et sud-téthysiennes
et d’espèces ubiquistes illustre le rôle de zone
charnière entre bioprovinces joué par l’éperon lyonnais
pendant l’Aalénien. Il faut insister ici sur le
cachet ouest-téthysien de la faune de brachiopodes
aaléniens (sept espèces contre trois espèces nordouest
européennes ou ubiquistes). |
Recent brachiopod collects have been realized in the
classical locality of old iron mines of Saint-Quentin-
Fallavier – La Verpillière (Lyon Promontory, Isère
department, France). This publication deals with the
description and the figuration of aalenian species
issued from a condensed level where ammonites indicate
the Bradfordensis and basal Concavum Zones.
Among these species, we must insist on Ferrythyris
millenaria (DUMORTIER), the age of which (initially
Bifrons Zone sensu Dumortier, i.e. Middle Toarcian
and basal Upper Toarcian, Thouarsense Zone) is
growed young again. So, F. millenaria succeeds to F.
elianae ALMÉRAS & MOULAN, which dates the
Opalinum Zone (Comptum Subzone) and the lower
part of the Murchisonae Zone (Haugi Subzone). The
present study leads to the reactualization of the brachiopod
biostratigraphy. Five brachiopod assemblages
are evidenced in the Toarcian and Aalenian Stages of
La Verpillière. Brachiopods are missing in the
Opalinum and Murchisonae Zones. Moreover, the
juxtaposition in the Upper Aalenian of Northwestern
species, North and South Tethyan species and ubiquitous
species indicates that the Lyon Promontory acted
as a transitional area between paleobiogeographical
provinces. |