La terre,
le ciel et
les saisons |
La terre semble regarder les nuages et attendre
la pluie…
Dans la conception malgache, tout ce qui vit sur la
terre et la terre elle-même sont toujours redevables
au ciel pour vivre.
L’eau, qui vient du ciel, des nuages, est le symbole
de la vie.
L’Homme peut-il agir sur le temps qu’il fait, sur les
saisons ?
Les Malgaches croient que oui :
des charmes permettent par exemple d’arrêter la grêle
ou de faire tomber la foudre.
Nous sommes les enfants de la terre et du ciel, le tout
est de savoir demander.
La succession des saisons traduit pour les Malgaches
le «dialogue» entre les éléments terrestres et célestes,
«dialogue» grâce auquel ciel et terre pourvoient aux
besoins de leurs enfants, les Hommes.
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| Ny tany sy ny
lanitra ary ny tonon-taona |
Sahala ami'ny mijery ny rahona ny tany ary miandry
ny orana…
Amin’ny fisainan’ny Malagasy, dia mila ny lanitra ny
rehetra miaina ety ambonin’ny tany; na dia ny tany koa
aza.
Ny rano izay avy any an-danitra, avy amin’ny rahona,
dia mariky ny aina.
Afaka manova ny fotoana ve ny olombelona, afaka manova
ny vanim- potoana ?
Mino ny Malagasy fa azo atao izany :
misy ohatra ny ody natao hiaro amin’ny havandra n any
ody hampilatsaham-baratra.
Satria isika dia zanaky ny tany sy ny lanitra dia azontsika
atao izany; mila mahay mangataka fotsiny !
Ny fizaran-taona samihafa dia taratry ny «resaka» hataon’ny
any an-danitra sy ny ety an-tany; ka uio resaka io no
hahafahan’ny roa tonta mamelona ny zanany, dia ny olombelona
izany.
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© Photos Sylvain Olivier Ralaivaohita
- Tous droits réservés |
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Sylvain
Olivier Ralaivaohita
«L’œil de l’artiste»
par Hanitra Ramahatra :
«<…>Son art se
fait porteur d’un sentiment d ’apaisement
<…>.
Son outil, le
Noir et Blanc qui 'donne plus de valeur' aux
yeux de l’artiste 'à la forme, à la texture
et au volume'.<…>.
Une 'dualité'
comme celle qui oppose le jour et la nuit,
l’homme et la femme, le libre et le strict,
l’aspect liquide et le solide…».
© Nathalie Novi
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«La terre est allée à l’assaut du
ciel»
Un jour, dit-on, la terre fit
le projet de s'élever et de combattre le ciel. La
nature entière s'entendit pour lui apporter son
aide et avec les rochers on ferait des balles pour
tirer contre le ciel. Il fut décidé d'un commun
accord de se soulever très tôt le matin. Mais les
plaines et les vallées lambinèrent, traînassèrent
et attendirent le milieu du jour pour leur repas;
elles se mirent en retard et de plus ne s'ébranlèrent
pas toutes en même temps. C'est pour cela, dit-on,
que les vallées et les plaines ne ressemblent pas
aux montagnes et si la terre et le ciel ne se confondirent
pas c'est parce que toute la terre ne s'est pas
haussée en même temps vers le ciel.
La terre est allée à l’assaut du
ciel.
Conte Merina tiré de Molet & Dorian :
Contes des aïeux malgaches.
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