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| La soie |
Il existe différents types de soie à
Madagascar : la soie domestique du bombyx mori,
la soie sauvage dite Landybe du borocera madagascariensis
et la soie d’araignée, nephila madagascariansis.
La soie est attestée sur l’île depuis
le milieu du XVIIe siècle au moins, par Flacourt (1650),
puis Drury au XVIIIe siècle : «La soie est très
abondante dans le pays, qu’on la récolte sur
différentes espèces d’arbres et que les
locaux étirent les cocons avec leurs mains tissant
comme le coton, la soie qu’ils obtiennent de cette façon.»
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| Le coton |
Le coton se situe au Centre sud et au sud-ouest
de Madagascar et est appelé indifféremment
selon les régions : landihazo (soie d’arbre)
par les Merina; hasy, hasine, par les Tandroy; hasina,
par les Bestileo...
D’après Cornélis de Houtman, la présence
du coton est attestée dès le XVIe siècle
au Sud-Ouest de l’île, à Saint Augustin où
les princes portent des "draps" de coton rayés
jusqu’aux genoux. Il est dès cette époque
tissé à Madagascar.
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| Le raphia |
A Madagascar, il existe deux formes principales de
vêtements en raphia tissés : les vêtements
portés au cours de la vie et le vêtement
mortuaire.
La chemise ou akanjo-be et la jupe-fourreau ou sembo
betsimisaraka, saimbo, simbo sont les principaux vêtements
de vie; le laimasaka, linceul de raphia ikat, constituant
le vêtement mortuaire pour certains.
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| Le jonc |
Le vêtement tressé à Madagascar
est assez élaboré et diversifié
pour habiller la femme, l’homme et l’enfant. Le costume
féminin est constitué du tafitsihy ou
jupe-fourreau, du sikitratra ou couvre-poitrine, de
l’anaketry ou ceinture porte-bébé, et
de l’alotry ou pare-soleil.
L’homme et l’enfant jouissent d’un choix plus réduit.
L’homme porte le kaboti, sorte de fourreau parfois terminé
en blouse sans manches. L’enfant revêt une réduction
du tafitsihy, adapté à sa taille.
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Coiffes
- détails
Tressage polychrome - jonc ou raphia
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© Muséum - Photos J. Plantier
et P. Ageneau |
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La particularité du textile
malgache est son extraordinaire adaptation au
contexte bio végétal qui donne ainsi des vêtements
en raphia, en joncs, en chanvre, en fibres de
bananier, en écorces d'arbre battues et tissées,
en coton, en soies sauvages, en soie domestique.
Il semble que rien n’ait arrêté le fabricant
malgache et que les difficultés de tous ordres
aient au contraire stimulé son inventivité.
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| Aujourdhui encore,
malgré des difficultés économiques extrêmes, le
tissage perdure et aucun défunt ne quitte ses
semblables convenablement enveloppé de son linceul.
Même si les textiles importés ont toujours eu
une aura particulière, le lamba malgache de soie
malgache est le plus apprécié et le plus adéquat.
La spécificité du textile malgache est également
de donner de la manière apparemment la plus simple
et la plus sobre, par des rayures, des significations
inépuisables. La rayure offre en effet d’innombrables
possibilités, variant ses couleurs, sa largeur
(parfois d’un seul fil) à l’infini. |
| Deux exclusivités
lui sont attribuées, celle des textiles en raphia
ikatés et celle des vêtements en joncs nattés.
L’ikat est une technique de décor très largement
répandue mais le support de raphia de cette technique
n’est pratiqué qu’à Madagascar. Il en est de même
pour les vêtements en joncs nattés qui ne trouvent
que de lointains parents chez la population naga
en Inde. |
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Tisseuse de raphia
Plaque de verre © coll. Muséum
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