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Les yeux dans les yeux, le visiteur est invité à poser son regard dans les orbites éclairées des visionneuses : l'insecte apparaît en relief, saisissant de beauté.
Il se montre sous un nouveau jour. Par la proximité avec l'insecte qu'elles nous offrent, ces photographies nous révèlent l'invisible : des matières, des formes, de couleurs, des détails infimes, une proximité déconcertante.
Puis notre regard se pose sur une file d'insectes qui semblent grimper le long de la colonne…En haut de cette colonne, un énorme nid est presque suspendu dans le vide. De là, des dizaines de bestioles, alignées les unes derrière les autres, parcourent en tous sens la paroi du mur. Leur tracé forme une procession.
Insectes réels ou chimériques ?
Les compositions de Damien Louche-Pelissier nous renvoient à un imaginaire merveilleusement troublant, dans lequel l'insecte et le végétal semblent dialoguer secrètement et depuis toujours.
Qui de la pomme de pin ou du cafard préexiste à l'autre ? A qui cette feuille ou cette branche emprunte t-elle sa forme?
A partir d'un herbier méticuleusement constitué au fil de ses explorations dans la nature, l'artiste glane, collecte, explore. Il laisse son imaginaire se peupler d'insectes chimériques.
Chaque élément végétal permet un thorax, une élytre, une antenne … et l'insecte s'impose à lui, ne demande qu'à avoir son existence propre, son mode de vie, son fonctionnement social.
Installés en procession ou classés dans des vitrines à la façon des entomologistes, les insectes s'organisent et nous surprennent.
Une invitation à la découverte d'une nature réinventée, une formidable possibilité d'explorer la nature, de découvrir de nouvelles espèces, de nouvelles histoires...
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