Harem
Le mot harem vient de haram,
ce qui signifie "ce qui est illicite, ce que la loi religieuse
interdit", par opposition à halal, "ce qui est permis".
En tant qu'institution familiale, le harem constitue un espace
privé strictement codifié, dont les règles doivent être respectées,
et où la femme est enfermée afin de pouvoir être contrôlée,
car elle fragiliserait et altérerait les émotions et les raisonnements
masculins. Son confinement en fait une ennemie puisque l'on
enferme ce qui constitue un danger. En revanche, selon la
perception occidentale, le harem est la projection d'une fantaisie,
d'un désir et, en définitive, de l'imaginaire. Un espace vide
dans lequel projeter les rêves. Sans restriction ni interdiction,
la femme qui l'habite se convertit en objet de plaisir sexuel
et paraît heureuse dans son enfermement.
Présentation de l'exposition
Fantaisies du harem et nouvelles Schéhérazade
est une exposition conçue par Fatema Mernissi, auteur
marocaine du livre "Le Harem et l'Occident" dont s'inspire
cette exposition.
L'exposition, produite à l'initiative du
Centre de Culture Contemporaine de Barcelone et organisée
à Lyon par le Muséum d'Histoire Naturelle, confronte les représentations
orientales et occidentales de la réalité et du mythe du harem,
cela permet au visiteur de mettre lui aussi en relation ses
différentes visions de la beauté et de l'amour.
Fantaisies du harem et nouvelles Schéhérazade
réunit environ 130 œuvres, dont certaines sont considérées
comme des pièces maîtresses de l'histoire de l'art occidental.
Delacroix, Gérôme, Picasso, Matisse, Constant et Boucher
sont quelques-uns des artistes présentés ici.
Face à eux, nous découvrons des miniatures
orientales, des gravures et des ouvrages des maîtres perses,
turcs et de la dynastie indienne Moghole, ainsi
que des photographies sur la vie quotidienne dans le harem.
L'exposition se termine par une sélection
d'œuvres d'artistes contemporaines originaires du Proche-Orient
et d'Afrique du nord, qui tranchent radicalement avec la vision
traditionnelle des femmes de ces régions. Il s'agit des nouvelles
Schéhérazade : Jananne AI-Ani, Ghada Amer, Samta Benyahia,
Shadi Ghadirian, Selma Gürbüz, Susan Hefuna, Malekeh Nayiny
et Nadine Tourna.
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Actuellement
En RÉSONANCE
avec la Biennale d'Art Contemporain
du 23 septembre 2003
au 4 janvier 2004

Jean-Léon Gérôme / Femmes au bain © Musée Georges
Carret, Vesoul
Plus d'informations
Schéhérazade
Vision du harem
Le dernier harem
Les nouvelles Schéhérazade
Liées à l'exposition
Activités
culturelles
Activités
pédagogiques
Dossier
culturel
Conjointement à l'exposition
"Mille et
une nuits"
Informations pratiques
Du mardi au dimanche inclus, de 10 h à 18 h.
Fermeture le lundi et les 1er novembre, 25 décembre
et 1er janvier.
Attention, pour des raisons de sécurité, la grande
salle du Muséum d'Histoire Naturelle n'est plus
accessible au public.
Tarif réduit pour tous : 2,30 €
Gratuit pour les moins de 18 ans et le jeudi toute
la journée pour tous.
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