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Contenu
de l'exposition - sommaire
- Histoire
de la maladie
- La
psychose de 1996
- Le
passage de la maladie à l'Homme
- Les
recherches sur la variante de la maladie de Creutzfeldt-jakob
- L'agent
transmissible non conventionnel
- Les
points communs de la maladie animale et humaine
- La
transmission de la maladie animale et humaine
- La
transmission de la maladie de bovin à bovin
- Les
farines de viandes et d'os
- L'apparition
de "cas naïfs"
- La
campagne de dépistage du gouvernement
- L'exploitation
des résultats des tests en matière de recherche
- La
stratégie pour le troupeau
- La
position des éleveurs
- Les
mesures de protection du consommateur
- Comparaison
des mesures françaises avec le reste de l'Europe
- La
maladie de la vache folle et la maladie d'Alzheimer
- Les
précautions de décontamination du matériel
médical
- Le
danger de la nourriture aujourd'hui
- L'exposition
au prion
- Le
rôle des porteurs sains infectés
Dessins
Humoristiques et objets de l'exposition
Les
scientifiques partenaires de l'exposition
Petit
lexique des abréviations scientifiques
Informations
pratiques
Contacts
presse
|
La
vache folle au Muséum : un choix stratégique
Pourquoi
cette exposition ?
Les musées
sont des lieux de connaissance et de partage de savoir. Il est
naturel qu'ils inscrivent à leur programmation des sujets
d'actualité et qu'ils tentent d'apporter une réponse
(ou des réponses) aux interrogations des citoyens.
Le série
"Questions d'actualité" rend compte de cette
volonté : par son action culturelle, le Muséum était
déjà présent dans la recherche d'explication
des enjeux contemporains. Un pas supplémentaire est fait :
par l'exposition, le Muséum devient un lieu de synthèse
et de référence, un lieu de compréhension
pour l'ensemble de la communauté.
La thématique
de la vache folle avait été choisie il y a déjà
quelques semaines. Les musées ne peuvent réagir
aussi rapidement que les médias écrits et électroniques.
Les débats actuels confirment l'intérêt d'une
telle question et justifient les décisions du Muséum.
Pourquoi
cette muséographie ?
Les expositions
d'actualité permettent de faire le point ; il est
donc normal de donner la parole à plusieurs interlocuteurs
et de présenter de nombreux points de vue. Le Muséum
s'est efforcé de poser les questions essentielles et de
trouver les réponses.
Au-delà
du sérieux et de la complexité de la question, il
a choisi aussi de faire une place à l'humour (on retrouve
dans l'exposition des caricatures et des dessins humoristiques)
et un mode de communication varié (présentation
d'objets scientifiques, de collections privées sur la thématique
de la vache, d'un film d'animation et de jeux interactifs...).
Le Muséum
tient à remercier les scientifiques qui ont accepté
de faire le point et ses nombreux partenaires qui ont permis de
rendre compte d'un véritable enjeu de société.
Scénographie
de l'exposition
agence baconnier, compagnie d'architecture, Lyon
Réalisation
technique et création graphique
agence Zigzagone, Lyon
Préface
L'encéphalopathie
spongiforme bovine constitue la plus grande crise sanitaire alimentaire
du vingtième siècle ; ses conséquences
économiques sont majeures particulièrement au Royaume-Uni.
L'apparition de cette nouvelle maladie, et sa diffusion à
d'autres espèces dont l'homme, est principalement liée
à la résistance de l'agent infectieux qui en est
à l'origine (le prion) à tous les procédés
habituellement efficaces sur les micro-organismes connus à
ce jour. La nature très atypique des prions constitue,
par ailleurs, une révolution en biologie et oblige à
réévaluer les concepts actuels de la transmission
de l'information dans les organismes vivants.
Dominique
DORMONT
Président du Comité Interministériel
sur les encéphalopathies subaiguës
spongiformes transmissibles
|
|
sommaire

|
1.
Quelle est l'histoire de l'Encéphalopathie Spongiforme
Bovine ?
L'Encéphalopathie
Spongiforme Bovine, ESB, est mieux connue sous la dénomination
"Maladie de la Vache Folle". Découverte il y
a 15 ans, l'ESB a été identifiée en 1986
pour la première fois dans le cheptel bovin en Angleterre.
Cette maladie est de la même famille que la tremblante du
mouton connue depuis 1732 en Europe.
Ces deux maladies
sont des maladies dites à prions. Les prions sont des petites
particules PROtéiques INfectieuses résistant à
l'inactivation par toutes les méthodes qui permettent de
modifier les acides nucléiques. Le prion n'est donc ni
une bactérie, ni un virus mais un agent infectieux d'un
type nouveau.
Quelques
dates
| 1732
|
La
tremblante du mouton est connue en Europe. |
| 1986 |
Découverte
de l'ESB en Angleterre. |
| 1989 |
La Grande-Bretagne
prend des mesures de prévention de transmission à
l'Homme. |
| Mars 1996 |
Stephen
DORREL, Ministre britannique de la santé déclare
devant la Chambre des Communes que l'ESB peut se transmettre
à l'Homme.
Apparition d'une nouvelle variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob. |
| Avril 1996 |
En France,
mesures de retrait systématique des matériaux
à risques
spécifiés des chaînes alimentaires humaines
et animales. |
| Février 1998 |
Les Farines
de viande et d'os doivent subir un traitement thermique
validé par les instances européennes. |
| Juin 2000 |
Début
du programme décidé par le Gouvernement de tests
sur des
animaux morts ou accidentés. |
| 1 Octobre 2000 |
La Commission
Européenne fait mettre en oeuvre le retrait systématique
des matériaux à risques spécifiés
dans les 12 autres pays de la
Communauté. |
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sommaire |
2.
Pourquoi cette maladie a-t-elle déclenché cette psychose
collective en 1996 ?
Le 20 mars 1996
Stephen DORRELL, Ministre britannique de la Santé a
annoncé devant la Chambre des Communes que l'encéphalopathie
spongiforme bovine peut se transmettre à l'homme par le buf.
En Grande Bretagne, la vache folle était une préoccupation
majeure, tout particulièrement pour des centaines de milliers
d'éleveurs. En France, le public français n'était
pas informé, mais quelques scientifiques et médecins
se doutaient du risque. Le sujet est scientifico-médico-politico-administrativo-économico
complexe et en plus il touche à l'alimentation dans un pays
de gourmets.
Thierry
BARON
Chef d'Unité à l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire
des Aliments (AFSSA) de Lyon
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sommaire |
3.
Comment expliquer le passage de la maladie des bovins à l'Homme ?
La Maladie de
la Vache Folle ne semblait pas au départ concerner l'Homme.
Mais en Mars 1996, des experts britanniques de la santé publique
indiquent qu'une transmission est possible sous forme d'une nouvelle
variante de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob qui a été
décrite par les chercheurs britanniques en 1996. Cette maladie
est nouvelle et le recul historique très faible. L'état
des connaissances scientifiques ne permet pas encore d'avoir levé
tout le voile sur la compréhension et le fonctionnement de
cette maladie qui se révèle très étrange
et originale. La nature même de l'agent contaminant échappe
à de très nombreuses tentatives d'identification et
témoigne de très nombreuses propriétés
inhabituelles. C'est pourquoi on l'appelle "agent transmissible
non conventionnel" ou ATNC. Pour l'instant l'ATNC reste une
énigme biologique. Depuis 1996, deux cas de Nouvelle Variante
de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob ont été décelés
en France, 86 en Grande Bretagne, 1 en Irlande.
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sommaire |
4.
Quelles sont les recherches actuellement en cours pour essayer de
mieux
cerner les manifestations de la nouvelle variante de la maladie
de Creutzfeldt-Jakob ?
La nouvelle
variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob est une maladie dite
émergente, c'est à dire qu'on ne la connaît
pas encore très bien. Des recherches sont réalisées,
notamment à l'Hôpital Neurologique de Lyon pour tenter
d'obtenir des tests peu agressifs permettant le diagnostic sans
avoir recours au prélèvement de tissu nerveux. Ceci
est fondamental car pour obtenir du tissu nerveux, il faut attendre
une autopsie ou réaliser une biopsie cérébrale
chez le malade, biopsie qui pose des questions éthiques.
Un jour proche, on l'espère, des thérapeutiques efficaces
seront disponibles.
Nicolas
KOPP
Professeur à l'Université Claude Bernard, Lyon 1
et Directeur du Laboratoire de neuropathologie de l'Hôpital
Neurologique de Lyon
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sommaire |
5.
Pourquoi parle-t-on d'Agent Transmissible Non Conventionnel (ATNC) ?
L'agent infectieux
transmissible au sein de l'espèce atteinte et parfois d'une
espèce à l'autre a une particularité d'être
extrêmement résistant à la plupart des traitements
physiques (chauffage), chimiques (désinfectants usuels).
Tout le monde s'accorde à dire que la protéine prion
est étroitement associée sinon identique à
l'agent infectieux. Lorsqu'un animal ou un homme est infecté
par l'agent infectieux, sa protéine prion normale se transforme
en protéine anormale.
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sommaire |
6.
Quels sont les points communs de la maladie de la vache folle et
de la
maladie humaine ?
Elles sont transmissibles
mais non contagieuses. Elles sont à évolution lente
avec une longue période d'incubation sans symptôme
qui peut durer jusqu'à plusieurs décennies chez l'homme.
Les lésions concernent exclusivement le système nerveux
central. L'agent infectieux reste mystérieux.
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sommaire |
7.
Comment se transmet la maladie du bovin à l'Homme ?
La transmission
est probablement alimentaire par la consommation d'organes ou de
tissus porteurs de l'agent de l'ESB (cervelle ou moelle épinière
de bovins).
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sommaire |
8.
Comment s'effectue la transmission de la maladie de bovin à
bovin ?
La première
voie est la transmission par la consommation de farines animales.
La deuxième voie de transmission peut être celle de
la vache à son veau. La troisième voie est encore
très hypothétiquement liée à l'environnement.
La transmission par contact, par le lait ou par voie sexuelle n'a
jamais été relatée.
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sommaire |
9.
Qu'est-ce que les farines de viande et d'os (FVO) ?
Les FVO, compléments
protéiniques, sont préparées à partir
de tissus et organes de ruminants. Pourquoi les aliments donnés
aux non ruminants seraient-ils infectieux ? jusqu'en 1996, pour
produire des farines tous les cadavres et déchets d'abattoir
étaient recyclés. Ce n'est qu'en avril 1996 que furent
exclus de cette chaîne alimentaire les organes et les tissus
potentiellement aptes à transmettre le prion. Aujourd'hui
les FVO sont interdits pour l'alimentation de tous les animaux.
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sommaire |
10.
Comment peut-on expliquer l'apparition de cas "naïfs",
c'est à dire de bovins infectés nés après
l'interdiction des farines à base de viande et d'os ?
La piste la
plus vraisemblable est celle de la "contamination croisée"
: des aliments ont tout simplement été donnés
à d'autres qu'à leurs destinataires et ils étaient
infectieux. Les farines peuvent être mélangées
au moment du transport, de la livraison ou simplement être
consommées par un animal autre que celui de l'espèce
destinataire.
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sommaire |
11.
Le gouvernement français vient de lancer une campagne de
dépistage,
comment est-elle organisée et quels sont les animaux concernés ?
Le programme
du Ministère a, avant tout, un objectif de recherche, c'est
à dire d'acquisition de connaissances nouvelles et n'a, en
aucune sorte, un objectif de garantie que les animaux entrant dans
la chaîne alimentaire soient indemnes. Nos connaissances actuelles
et les techniques disponibles ne permettent malheureusement pas
de mettre en uvre une telle garantie.Le programme concerne
donc les animaux considérés a priori comme présentant
le plus de risques d'être atteints : les animaux morts et
les animaux accidentés. Pour les animaux morts et euthanasiés,
le prélèvement d'une partie bien précise du
tronc cérébral est effectué sur le clos d'équarrissage.
Si le test rapide s'avère positif, un test de référence
est effectué, pour confirmation, au laboratoire national
de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire
des Aliments (AFSSA), situé à Lyon. En cas de test
positif, les mesures sanitaires en vigueur pour les cas cliniques
sont appliquées (abattage total du cheptel d'origine et indemnisation
de l'éleveur).Le programme a démarré en juin
2000. Il concerne, dans la limite de 40 000 tests, tous les
animaux répondant à l'un ou l'autre de ces critères
des 3 régions Bretagne, Basse-Normandie et Pays de la Loire,
considérées comme "les plus à risque".
Ce programme a mobilisé en 2000 un crédit de 271 millions
de francs.
Laurent
BERTHOD
Ingénieur agronome
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12.
Comment sont exploités les résultats de ces tests
en matière de recherche ?
Les épidémiologistes
vont déterminer de façon plus précise les caractéristiques
des animaux atteints par rapport à la population générale.
Les chercheurs vont en tirer des informations sur l'utilisation
des tests à grande échelle mais également pouvoir
déterminer à posteriori si ces animaux présentaient
des signes évocateurs cliniques de l'ESB.
Thierry
BARON
Chef d'Unité à l'Agence Française
de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA) de Lyon
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sommaire |
13.
Que se passe-t-il quand un cas d'ESB est détecté dans
un troupeau ?
Il faut d'abord
que le cas soit détecté. Cela peut se passer de plusieurs
façons; le plus souvent, c'est l'éleveur qui, constatant
qu'une de ses vaches est malade, fait appel à son vétérinaire.
Dans chaque département français un vétérinaire
rural, libéral, volontaire, a été désigné
par le Ministère de l'Agriculture "coordinateur départemental"
du réseau d'épidémiosurveillance de l'ESB mis
en place sur tout le territoire national. S'il suspecte un cas d'ESB,
il adresse une déclaration de suspicion à la Direction
des Services Vétérinaires du département .
L'éleveur fait euthanasier l'animal suspect par un vétérinaire
agréé qui prélève l'encéphale
et l'envoie au laboratoire de l'Agence Française de Sécurité
Sanitaire des Aliments situé à Lyon où il sera
analysé. Ce résultat est généralement
obtenu sous 8 à 15 jours.S'il est négatif, l'arrêté
de mise sous séquestre est levé. Si la suspicion est
confirmée par l'analyse, les bovins de l'exploitation sont,
dans un délai réglementaire, enlevés et conduits
à un clos d'équarrissage. On y procède à
leur euthanasie; les cadavres sont immédiatement transformés
en farine. Cette farine sera ensuite incinérée.
Laurent
BERTHOD
Ingénieur agronome
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14.
Quelle est la position des éleveurs sur l'abattage total
des troupeaux touchés par l'ESB et sur l'utilité des
tests effectués sur les animaux morts ?
"Psychologiquement,
c'est insupportable pour toute la famille et vis-à-vis de
l'opinion. Assister impuissant à l'anéantissement
du travail engagé depuis de nombreuses années, c'est
aussi difficile à vivre. En tant qu'éleveurs, nous
aimons véritablement nos animaux. Cependant, pour la sécurité
du consommateur, mais aussi pour préserver le marché
de la viande bovine et donc le revenu de tous les producteurs, l'abattage
total du troupeau est inéluctable. Dans l'état actuel
des choses, si l'abattage partiel était retenu, que ferait-on
du reste du troupeau ? Quel acheteur, quel consommateur accepterait
d'acheter de la viande bovine provenant d'un troupeau ayant connu
un cas d'ESB ? Par ailleurs, une question est mal appréhendée
aujourd'hui : les tests ne peuvent être effectués que
sur les animaux morts. Ce n'est pas possible encore sur des bêtes
vivantes, il faut le savoir. Les tests sur les animaux amenés
à l'équarrissage permettent d'étudier et de
mieux connaître l'étendue de la maladie."
Luc
GUYAU
Président de la FNSEA
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15.
Quelles sont les mesures de protection du consommateur ?
Systématiquement
les organes ou tissus de ruminants potentiellement à risque
sont éliminés de la chaîne alimentaire. Des
contrôles sont effectués tout au long de la filière
bovine
Actuellement,
il n'existe pas de véritable législation spécifique
à l'ESB ou à la maladie de Creutzfeldt-Jakob. Il convient
de rechercher, dans l'ensemble des textes, les éléments
pouvant répondre aux difficultés soulevées
par cette maladie. Les risques juridiques encourus par les contrevenants
sont de nature très diverse :
- tromperie
sur les qualités substantielles d'un produit : emprisonnement
de 2 ans et /ou amende de 250 000 F ;
- falsification
des denrées servant à l'alimentation de mêmes
sanctions que précédemment ;
- mise en
danger de la vie d'autrui : un an d'emprisonnement et 100 000 F
d'amende.
Marie-France
CALLU
Maître de Conférences à l'Université
Jean Moulin Lyon 3
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16.
Peut-on comparer les mesures de protection appliquées par
la France et celles appliquées par les autres pays européens ?
Les toutes premières
mesures de prévention de la transmission de l'ESB à
l'homme par voie alimentaire ont été prises en Grande-Bretagne
en 1989. Depuis 1996, la France a mis en uvre des mesures
de retrait systématique des Matériaux à Risques
Spécifiés des chaînes alimentaires humaines
et animales et supprimé les cadavres et les MRS pour la fabrication
des Farines de Viandes et d'Os (FVO) qui restent autorisées
dans l'alimentation des mono-gastriques. Par ailleurs, ces FVO doivent
subir le traitement thermique validé par les instances européennes
depuis le 6 février 1998. Aucun autre pays (à
part la Grande-Bretagne et le Portugal) à l'intérieur
de l'Union Européenne, n'a mis en uvre cette combinaison
de mesures. Néanmoins, la Commission Européenne a
réussi à faire mettre en uvre le retrait systématique
des matériaux à risque spécifié dans
les 12 autres pays de la Communauté depuis le 1er octobre 2000.
Si l'on compare
l'incidence de la maladie chez les bovins dans les différents
pays on constate que la notion d'augmentation ou de diminution est
très relative et qu'il convient de rester prudent sur les
perspectives d'évolution futures. Il est probable que compte
tenu des mesures mises en uvre l'incidence dans chacun de
ces pays puisse diminuer au cours des 5 années à
venir sans qu'elle ne devienne nulle, la plus grande question qui
se pose dès maintenant est celle de la pérennisation
de la maladie à faible incidence, notamment en Grande-Bretagne
et en Irlande. La durée d'incubation du Nouveau Variant chez
l'homme étant très probablement supérieure
à 15 ans, il faut s'attendre à voir augmenter
le nombre de cas humains encore pendant de nombreuses années
tout particulièrement en Grande-Bretagne.
Marc
SAVEY
Directeur Général de la Santé Animale à
l'AFSSA
et Vice-Président du Comité interministériel
sur les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles
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17.
Pourquoi parle-t-on plus de la maladie de la vache folle que celle
d'Alzheimer ?
Parce qu'on
se trouve en présence d'une démence dont on connaît
la cause, alors qu'on ne connaît pas la cause de la maladie
d'Alzheimer.
Guy
CHAZOT
Professeur de Neurobiologie à l'Hôpital Neurologue
de Lyon
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18.
Quelles sont les précautions à prendre en matière
de décontamination du matériel médical dans
la cadre du nouveau variant ?
De nombreux
aspects des maladies associées aux prions sont incertains.
Toutefois des risques de transmission dite "iatrogène"
à l'occasion de soins ont été identifiés
ces dix dernières années essentiellement en relation
avec des traitements médicaux par hormone de croissance extractive
et utilisation chirurgicale de dure-mère. L'extension de
la transmission "iatrogène" des prions est évoquée
et contribue à placer ces maladies au cur de l'actualité.
En effet, les prions présentent une résistance considérable
aux procédés de stérilisation et de désinfection
utilisés habituellement en milieu de soins (chaleur, produits
chimiques désinfectants, rayonnements). Ceci a conduit à
adopter des procédures renforcées, susceptibles de
réduire les risques de transmission "iatrogène"
par le matériel chirurgical, par les endoscopes et tout autre
matériel de soins.
La diffusion
large du nouveau variant de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob pose
de nouveaux défis à la sécurité des
soins en raison de la diffusion plus large du prion dans l'organisme
humain (amygdales, intestins, rate, etc..) et de la grande résistance
de ces prions.
Jacques
FABRY
Professeur à l'Université Claude Bernard, Lyon 1
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19.
La nourriture est-elle devenue plus dangereuse qu'avant ?
La réponse
est probablement NON mais la situation est paradoxale car malgré
les réglementations et les contrôles de plus en plus
poussés effectués, des risques existent dès
l'alimentation animale. L'alimentation humaine doit être suivie
dès l'alimentation animale.
Centre Technique
Régional de la Consommation
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sommaire |
20.
Est-ce que le fait d'être exposé au prion rend malade ?
Comme dans toute
maladie infectieuse, il y a toujours plus d'exposés que d'infectés
qui deviendront malades. Ceci est bien vérifié chez
les bovins où, même en Grande-Bretagne, un tiers des
troupeaux exposés n'ont connu qu'un seul cas d'ESB. Néanmoins,
il existe un nombre significatif de troupeaux qui ont connu plus
de 10 cas. On peut supposer que les mêmes mécanismes
existent au regard de l'exposition des êtres humains. L'appréciation
du rapport exposés/malades chez l'être humain ne peut
être fait en l'absence de deux données essentielles :
- la durée
moyenne d'incubation du nouveau variant chez l'homme,
- la détermination
de la dose infectieuse chez l'homme.
A l'heure actuelle,
l'exposition de professionnels par voie non alimentaire ne paraît
pas constituer un risque appréciable. En Grande-Bretagne,
les 83 cas de Nouveau Variant de la Maladie de Creutzfeldt-Jakob
observés chez l'homme sont très vraisemblablement
liés à une exposition d'origine alimentaire.
Marc
SAVEY
Directeur Général de la Santé Animale à
l'AFSSA
et Vice-Président du Comité interministériel
sur les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles
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21.
Quel est le rôle des porteurs sains infectés ?
Chez les bovins,
il existe des preuves scientifiques que des animaux en cours d'incubation
sont infectés sans être malades. Ces animaux constituent,
quand ils sont consommés, un facteur de risque d'exposition
du consommateur humain. C'est pour cela qu'on écarte systématiquement
de la chaîne de consommation humaine un certain nombre d'organes
appelés Matériaux à risque spécifique
ou abats à risques spécifiés.Il a été
prouvé en Grande-Bretagne que les vaches qui deviennent malades
en fin de gestation ou moins de 6 mois après le vêlage
peuvent transmettre à leur veau l'infection. C'est une modalité
de contamination non alimentaire du veau dite "contamination
verticale". C'est pour cela qu'en France et dans d'autres pays
d'Europe on abat systématiquement la progéniture de
tous les cas. Chez l'homme, il a été prouvé
que l'infectiosité existe dans les amygdales et l'appendice
au moins 8 mois avant le déclenchement des symptômes
de la maladie liée au nouveau variant. Il faut donc s'interroger
sur le risque de transmission inter-humaine lié à
certaines actes médicaux ou chirurgicaux effectués
sur des humains en incubation. De plus, on sait depuis la mi-septembre
2000 que l'ESB est transmissible par transfusion sanguine à
partir d'un animal au milieu de la période d'incubation (donc
non malade) à un autre animal de la même espèce
(expérience réalisée chez le mouton). On peut
donc s'interroger sur la sécurité sanitaire des produits
sanguins issus d'un donneur humain en incubation. Ceci peut expliquer
la position des autorités sanitaires du Canada, des Etats
Unis, de l'Australie et de la Nouvelle Zélande d'exclure
du don de sang leurs citoyens ayant vécu plus de 6 mois
en Grande-Bretagne entre 1980 et 1996.
Marc
SAVEY
Directeur Général de la Santé Animale à
l'AFSSA
et Vice-Président du Comité interministériel
sur les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles
|
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sommaire |
Les
dessins humoristiques
L'exposition
"vache folle" est illustrée par les dessins humoristiques
de
Michel CAMBON :
- La crise
de la vache folle vient d'Angleterre
- Boeuf britannique :
il y a encore quelques risques...
- Je suis comestible
- Heureusement
que lorsque l'on trouve un coureur dopé...
- La France
met en place un test de dépistage systématique de
l'ESB
- La double
vie d'un ingénieur spécialiste d'alimentation animale
- Faut-il avoir
peur des vaches
Jean PLANTU :
- Piège
à touristes
- Principe
de précaution
- Hier, vous
serez abattue et mangée ! Aujourd'hui, vous serez
abattue
mais vous ne serez pas mangée !
- Dans le doute
vous êtes condamnée à mort
- Listériose,
vache folle, dioxine etc...
|
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sommaire |
Liste
des objets exposés
Cinq vitrines
ponctuent l'exposition :
- Vitrine 1 :
Collection personnelles d'objets décoratifs à l'effigie
de la vache.
- Vitrine 2 :
Présentation de différentes farines destinées
à l'alimentation des bovins et des mono-gastriques et présentation
des compositions de ces différentes farines.
- Vitrine 3 :
Présentation du test PRIONICS
- Vitrine 4 :
Présentation du problème de la stérilisation
des instruments chirurgicaux avec la présentation de divers
instruments anciens et contemporains et d'un endoscope.
- Vitrine 5 :
L'identification des animaux avec la présentation des boucles
d'identification, de la pince pour fixer ces boucles et des passeport
et documents de notification du registre bovin.
Sont également
présentés :
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sommaire |
Les
scientifiques partenaires de l'exposition
- Dominique
DORMONT,
Président du Comité Interministériel sur
les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles
- Thierry
BARON, chef d'Unité à l'Agence Française
de Sécurité Sanitaire des aliments de Lyon (AFSSA)
- Nicolas
KOPP, Professeur à l'Université Claude Bernard
Lyon 1, Directeur du Laboratoire de Neuropathologie à
l'Hôpital Neurobiologique de Lyon
- Laurent
BERTHOD, Ingénieur agronome
- Marc SAVEY,
Directeur de la santé animale à l'Agence Française
de Sécurité Sanitaire des aliments de Lyon (AFSSA),
Vice-Président du Comité Interministériel
sur les encéphalopathies subaiguës spongiformes transmissibles
- Guy CHAZOT,
Professeur de neurobiologie à l'Hôpital neurologique
de Lyon
- Jacques
FABRY, Professeur à l'Université Claude Bernard
Lyon 1
- Marie-France
CALLU, Maître de Conférences à l'Université Lyon 3
- Le Centre
Régional de la Consommation
|
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sommaire |
Petit
lexique des abréviations scientifiques
| PRION |
particule
PROtéique INfectieuse
(agent infectieux de type nouveau) |
| ESB |
Encéphalopathie
Spongiforme Bovine |
| ATNC |
Agent
Transmissible Non Conventionnel |
| FVO |
Farine
de Viande et d'Os |
| MRS |
Matériaux
à Risques Spécifiés |
| AFSSA |
Agence
Française de Sécurité Sanitaire |
|
|
sommaire |
Informations
pratiques
Muséum
de Lyon
28 Boulevard des Belges
69006 LYON
Tél.
standard : 04 72 69 05 00
Tél. animation : 04 72 69 05 05
Site internet : www.museum-lyon.org
mèl : museum@cg69.fr
Evénementiel
Location d'espaces pour les entreprises
Tél. 04 72 69 05 06
Jours et heures d'ouverture
du mardi au dimanche inclus de 10h à 18h
(fermeture le lundi)
Animations
Groupes, ateliers, visites animées, scolaires, conférences,
Soirées culturelles : exclusivement sur réservation
- Tél. 04 72 69 05 05
Entrée
Plein tarif : 20 F
Visite animée : 10 F
Atelier : 20 F
Accès
Métro ligne A
Station Masséna ou Foch
Bus n° 4 - 27 - 36 - 41 - 47
Accès handicapés
|
|
sommaire |
CONTACTS
PRESSE
|
Muséum
d'histoire naturelle : Marlène Ambonville
|
04
72 69 05 06 |
Contact
scientifique :
Muséum d'histoire naturelle : Chantal Schlecht |
04
72 69 05 00 |
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