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"Nous sommes toujours étranglés par le
noeud coulant de la violence" Albert Camus.
Ce fut un enjeu des dernières élections. C'est
un des grands débats internationaux depuis le 11 septembre
2001.
Pour tenter de desserrer l'étreinte, de parvenir
à des réconciliations entre personnes et au rétablissement
de la paix en société, de tout temps deux voies ont été ouvertes
à la justice :
- Celle d'une justice basée sur la force et qui impose
une sanction violente (du tribunal de Nuremberg à la cour
pénale internationale, de la peine de mort aux sanctions
sur la personne ou les biens en droit interne).
- Celle d'une justice non violente (la commission Vérité
et réconciliation d'Afrique du sud, les juridictions gacaca
du Rwanda, les médiations antérieures au XVIème siècle
et actuellement en France).
Aucune des deux voies ne peut être une réponse
à toutes les situations.
Et ce d'autant que, chaque fois, c'est un homme
avec ses actes et sa personnalité qui est jugé, non pas un
système.
Et aussi parce que ce n'est pas par la justice
que passe la seule réponse à la violence...
Pierre Truche
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Par Pierre TRUCHE, Premier Président honoraire
de la Cour de Cassation.
Le mardi 11 février 2003
à 18h30 dans les locaux de l'École
Normale Supérieure de Lyon.
La Nième Compagnie, dirigée par Claire Truche
et Jean Philippe Salerio illustrera les
propos par des textes d'auteurs africains (Desmond
Tutu, conteur du cap vert) ou Kanak (Pierre Gopé)
et de philosophes (Hannah Arendt, Michel Foucault,
Paul Ricoeur).
Bibliographie sommaire
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