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Les paradisiers, une famille de passereaux,
vivent en Nouvelle-Guinée et dans le nord de l'Australie.
Les mâles, parés de riches ornementations, sont dotés de plumages
surprenants par leurs formes. Les plumes des uns composent,
sur la tête ou la base des ailes, des bouquets serrés ; celles
des autres perdent leur aspect duveteux pour s'étirer en guirlandes
ou en rubans filiformes qui flottent librement dans les airs.
Les premiers spécimens rapportés en Europe furent débarqués
du seul bateau qui revint de l'expédition de Magellan. Leurs
dépouilles arrivèrent privées de pattes. Ainsi a-t-on longtemps
cru que ces oiseaux se contentaient de voler, sans jamais
se poser. De là leur nom : ils semblaient venir tout droit
du Paradis. Comme le quetzal, les paradisiers furent victimes
de leur beauté : on fit commerce de leurs plumes qui agrémentaient
les chapeaux des femmes. Ils furent protégés à partir de 1924.
Actuellement, ils sont menacés par le défrichement des forêts
qui constituent leur biotope naturel. Les murs de ces oiseaux
dépendent nettement de leur régime alimentaire. Certains se
nourrissent de fruits simples, abondants mais peu caloriques
: ils vivent en couple, le mâle aidant la femelle à s'occuper
des petits. D'autres, qui mangent surtout des insectes ou
encore qui recherchent uniquement des fruits complexes, rares
mais très riches, vivent en solitaires.
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Paradisier de Raggi, Paradisaea raggiana
photo © Patrick Ageneau
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