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Le "mammouth de Choulans", l'un des rares squelettes
pratiquement complets de cet animal, a été découvert, en 1859,
à l'occasion d'affouillements sur les flancs de la colline
de Sainte-Foy-lès-Lyon. Soigneusement recueillis par Claude
Jourdan, alors directeur du Muséum de Lyon, les divers éléments
du squelette ne furent assemblés que treize ans plus tard,
à l'initiative du nouveau directeur, Louis Lortet. Cette opération
fut réalisée par l'un des préparateurs du musée, Charles Revil.
Seule erreur : les défenses furent alors inversées ; celle
de droite étant placée à gauche et vice-versa. A l'époque,
seuls les musées de Saint-Pétersbourg et de Bruxelles disposaient
d'un squelette complet de ce genre de proboscidien fossile.
Des diverses espèces de mammouths qui vécurent dans nos régions
entre - 250 000 et - 10 000 ans environ (mammouth méridional,
mammouth des steppes, mammouth intermédiaire), le plus connu
de tous est le mammouth laineux (Mammuthus primigenius).
Sa taille pouvait atteindre les trois mètres au garrot. Une
fourrure de poils longs et épais recouvrait une couche de
poils plus fins. C'était donc un animal parfaitement adapté
aux climats les plus rigoureux. N'oublions pas qu'à l'époque,
le glacier du Rhône avançait au-delà de Lyon. Le mammouth
a donc été contemporain des hommes de la Préhistoire mais,
contrairement aux idées reçues, les hommes de Néandertal ou
de Cro-Magnon n'étaient pas en mesure de le chasser de façon
classique car leurs armes étaient nettement insuffisantes.
Cependant, on peut imaginer qu'ils profitaient d'animaux blessés,
malades ou tombés dans un piège pour les achever et les dépecer.
On sait que les hommes préhistoriques n'utilisaient pas seulement
sa chair mais également ses os et ses défenses. Ils l'ont
immortalisé en le dessinant sur les parois de nombreuses grottes.
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photo © Patrick Ageneau
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