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Situées à environ 30 km à l'ouest de Lyon,
les mines de cuivre de Chessy auraient été exploitées par
les Romains. Abandonnées par la suite, elles ne furent remises
en activité qu'à partir du XVe siècle, sous l'impulsion de
Jacques Cur, le Grand Argentier de Charles VII. C'est en
1811, lors du creusement d'une nouvelle galerie, que fut découverte
la "mine bleue" résultant de l'évolution de la "mine jaune"
(avec pyrite et chalcopyrite) à côté de l'ancienne "mine noire"
(riche en cuivre natif). L'ingenieur des Mines C.F. Woellner
identifia alors la célèbre chessylite, accompagnée de malachite
et de smithsonite. La chessylite est en fait un hydrocarbonate
de cuivre. C'est une variété d'azurite qui en diffère par
ses formes cristallines. Sa couleur est bleue, variant du
bleu clair au bleu de Prusse. Ce minéral se rencontrait en
filons, sous forme de rognons ou, plus rarement, bien cristallisé.
On rapporte même qu'une géode géante avait été découverte,
formant une véritable caverne merveilleuse, tapissée de cristaux
bleus, hérissée de stalactites et de stalagmites, à l'intérieur
de laquelle les visiteurs pouvaient se tenir debout. Au début
du XIXe siècle, les filons de cette "mine bleue "étaient pratiquement
épuisés, ce qui conduisit à l'arrêt total de l'exploitation
des mines de Chessy, en 1875. C'est M. Brouzet-Rigottier,
administrateur des Hospices civils de Lyon qui, ayant réuni
une collection exceptionnelle de ce rarissime minéral, en
fit don au Muséum en 1863. Plus près de nous, d'autres donations
sont encore venues enrichir ce fonds comme, tout récemment
(en juin 2000) celle de M. et Mmc Guyonneau qui compte plus
d'une centaine d'échantillons de chessylite. Raisons pour
lesquelles le Muséum possède la plus belle collection de chessylite
connue.
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photo © Patrick Ageneau
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