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Le mot tibétain thangka (littéralement, objet
qu'on dérode) désigne une pièce de toile portant une image
religieuse et destinée à être accrochée au mur. Bien qu'il
existe des thangka tissés ou brodés, ceux du Tibet comportent
habituellement des sujets peints sur toile. Les motifs varient
selon les fonctions dévolues au thangka, mais généralement
ils ont pour but de permettre la visualisation de la pensée
bouddhique. C'est ainsi qu'on trouve des représentations des
vies antérieures du Bouddha Les thangka remplissent aussi
des fonctions rituelles lors de certaines cérémonies. Souvent,
le thangka présente un manda/a, c'est-à-dire une évocation
symbolique du monde, en carré ou en cercle, orientée vers
les quatre points cardinaux. L'utilisation, toujours religieuse,
du thangka nécessite une préparation spirituelle acquise auprès
d'un maître. Celui-ci guide le disciple dans sa méditation.
Les maîtres avertis n'ont pas besoin de tels supports matériels
: ils sont capables de réaliser des thangka mentaux.
Légende de la photo
: Vajrapâni sous son aspect Mahâçakra : détrempe
sur toile, Tibet, XVIIIe-XIXe siècle, hauteur: 91 cm, largeur:
64 cm. Son nom signifie le Porteur de foudre instrument
qu'il tient dans sa main droite. Il est représenté au centre,
dans une attitude menaçante et entouré de divinités farouches.
À l'origine, chargé de veiller sur le séjour des trente-trois
dieux du mont Meru, il est devenu un des assistants du Bouddha
Cakyamuni.
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photo © Patrick
Ageneau
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