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Guerriers farouches, les Dayaks de Bornéo
sont connus par l'une de leurs coutumes : la chasse aux têtes.
Ils n'ont pas été les seuls dans le monde à observer cette
coutume. La chasse aux têtes s'inscrit en fait dans un contexte
magico-religieux, centré sur la notion de tête-trophée. Celle-ci
peut être obtenue de diverses façons : lors d'un combat, par
sacrifice et cela dans un but de vengeance (c'était le cas
le plus fréquent) ou pour assouvir une volonté de puissance.
Chez les Dayaks, la tête-trophée avait pour motif la valorisation
individuelle et sociale car elle permettait (entre autres
épreuves) l'accès des jeunes au statut d'adulte. Rien de glorieux
dans cette chasse aux têtes, dont étaient souvent victimes
des hommes désarmés, des femmes, des vieillards et même des
enfants. Les têtes coupées étaient rapportées au village et
exhibées au cours de cérémonies publiques. Les fêtes achevées,
les dépouilles étaient suspendues dans les longues maisons
des Dayaks. En principe interdite depuis longtemps, la chasse
aux têtes pourrait bien, selon certains observateurs, avoir
subsisté jusqu'à la fin de la deuxième guerre mondiale : des
soldats japonais en auraient été les dernières victimes...
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Crâne de femme gravé, ethnie Dayak:
Bornéo, XIX siècle, hauteur: 15,5
cm.
photo © Patrick
Ageneau
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